Après une bonne nuit, nous reprenons la route Medellín – Bogotá.
C’est une chaussée simple, avec des travaux de réparation dus aux pluies. Les attentes sont longues.
A la sortie de Puerto Triunfo, nous sommes contrôlés pour les équipement de sécurité du véhicule.
Évidemment, nous ne sommes pas en règle avec les lois colombiennes.
Nous présentons la trousse de premier secours version française : non conforme pour date de péremption dépassée. L’extincteur de 2 kg n’est pas conforme car en Colombie, c’est 5 livres minimum. Nous n’avons pas de cône (qui remplace le triangle de présignalisation), ni cales pour immobiliser le véhicule.
Finalement, la trousse est acceptée.
Heureusement, le but du contrôle n’est pas de dresser un procès verbal mais de mettre en conformité les véhicules.
Nous passons au stand de vente des équipements, arguons que les cales qu’ils proposent sont plus petites que celles qui nous servent pour le mise à niveau de Trottinette.
Nous nous en sortons 105000 pesos, soit 25 euros pour 1 cône rétractable et un extincteur.
Peu après, la route passe à 4 voies. Bizance ! Mais aux premières montagnes, la chaussée redevient simple. C’est comme d’habitude, les camions montent à 10 à l’heure et descendent pareillement. Donc tout le monde double sur les doubles bande jaunes, profitant des quelques lignes droites.
A un moment, au bout de la ligne droite, il y a la police 🤬Arrêt , « documentos por favor », « vous n’avez pas vu que c’est interdit de dépasser ? C’est dangereux ce que vous avez fait ! Vous allez avoir une amende ! »
Bruno présente les documents et ne conteste pas. Quand il faut présenter l’assurance, le document est sur le téléphone, mais il y a un code pour ouvrir le fichier. Le policier aide pour le trouver. Il va chercher son terminal informatique, type terminal de carte bancaire, discute avec ses collègues et appelle Bruno pour lui dire que le réseau internet est trop lent pour remplir le dossier et qu’il n’y a aura pas d’amende. 😄
Nous repartons, ayant senti le vent du fouet. Bruno se cale derrière les camions, limite au maximum les dépassements.
Quand nous retrouvons la 4 voies, après être sortis de la zone montagneuse, nous trouvons une station service où nous bivouaquons, le chauffeur étant épuisé par ces 2 aventures et préférant ne pas tenter le diable d’une troisième.
Ah ! La police commence à s’intéresser à vous. Enfin de l’action !
Mais il est épuisant ce voyage. On a du mal à vous suivre mais c’est passionnant.