Aujourd’hui, nous allons visiter le « Museo del sombrero de paja toquilla ». C’est le musée du « Panama », chapeau en paille tressée.

Le « Panama » était utilisé par les personnes qui ont construit le canal de Panama. Roosevelt, en visitant le chantier, en portait un, ce qui a fait la promotion de ce chapeau.
De musée, il n’y a que quelques outils datant du siècle dernier, une explication du processus d’obtention de la paille et une autre sur le tissage de la paille qui conduira au chapeau brut.

Le toquilla est un palmier de la côte équatorienne. Après traitement thermique, séchage et triage, on obtient des fibres ressemblant à la paille que nous trouvons en Europe.
La qualité d’un Panama dépend du diamètre des pailles utilisées. Plus elles sont fines et plus il faut de temps pour le tisser. Le modèle le plus fin nécessite 6 mois de travail quand le modèle standard est tissé en quelques jours.
Ce travail est exécuté dans les campagnes. Les tissages bruts sont livrés dans les ateliers de finition.
On reconnaît un vrai Panama au rond situé au centre du chapeau, rond où démarre le tissage.

Dans le musée il y a un atelier où se fait la finition du bord du chapeau, le moulage qui lui donne sa forme et la pose du galon.



Le reste du « musée » est le magasin d’exposition et de vente.
Le modèle le plus fin peut valoir 6500€, le modèle standard 40€.
On dit qu’on peut rouler un Panama. Ce n’est vrai que pour le haut de gamme, la finesse de la paille le permettant. Mais à ce prix là, il n’y a pas grand monde qui prend le risque.

Je pensais vous voire avec un chapeau ?